jeudi 17 mai 2007

Un petit malaise

Ouff, cela ne fut pas très long avant qu'un certain malaise m'envahisse devant la nouvelle ''posture'' du PQ. Je ne suis pas un lucide, je suis un solidaire. Oui , il faut créer de la richesse, mais je crois qu'il faut surtout mieux la redistribuer cette richesse.

J'espère que le Parti Québécois ne fera pas l'erreur de se coller sur les positions Adéquistes laissant ainsi le québec en deuil d'une véritable option de centre-gauche.

Biensur, je crois qu'il faille d'abord mener le combat de la souveraineté avant de pouvoir s'attaquer plus cruement aux problèmes sociaux, mais je crois qu'il est impératif que le Parti Québécois se positionne au centre-gauche pour y arriver.

Les Québécois ont déjà deux grandes options qui se situent à droite, le PLQ centre-droit de Charest et ses baisses d'impôt et l'ADQ de Ti-cul Dumont qui se campe résolument à droite.

Est-ce qu'il y a de la place pour le PQ dans cette optique? Le Québec serait-il tout d'un coup devenu ''droitiste''?

Je continue de croire que Mme. Marois sera un atout pour le PQ mais je me méfie de Facal et cie, qui se disant de centre-gauche, parlent et agissent à droite.

Je suis pour le gel des frais de scolarité, je suis pour un réinvestissement massif dans les logement sociaux, dans le transport en commun, je suis pour une médecine 100% publique, et d'ailleur sur ce point je ne fais aucun compromis idéologique.

Mais la mode en politique dernièrement semble être à la ''rationalisation'', aux coupure et aux cassages de syndicats...

Mais bon pour le bien du Pays, je dois me ranger sans complexe derrière le PQ, je souhaite simplement qu'il ne me laisse pas tomber!

à venir: Des élections ce printemps? Amenez-les!

7 commentaires:

AntiPollution a dit…

Bonjour Joe Bleau,

Si je disais que ton "malaise " pourrait se transformer en pouvoir si au lieu de vouloir étiqueter le Parti Québecois de gauche, de centre-gauche ou whatever "avant que l'indépendance soit totale" !

L'indépendance du Québec ne peut se faire qu'avec seulement les gens de gauche ; il doit se faire aussi avec ceux qui sont à la droite du centre.

Donc, avant que le Québec ne soit indépendant, formons une coalition arc-en-ciel sous la gouverne du Parti Québécois et de Mme Marois et Joseph Facal avec les Pierre Dubuc, les Marc Laviolette.

Après l'indépendance, laissons les tendances gauches-droites agirent dans un parti de leurs choix.

Joe Bleau a dit…

Mon malaise tien surtout au fait qu'en se collant sur le centre-droit, sur le PLQ et sur l'ADQ le PQ n'offre aucune alternative!
Pourquoi un droitiste voterait pour le PQ quand il y a l'ADQ ? Pourquoi quelqu'un qui penche au centre droit voterait PQ si il a le PLQ.
Biensur il y à la question nationale, mais les gens font de moin en moin abstraction de leurs orientations économique en votant...

Le PQ de tout temps s'est campé à gauche, m'enfin pas tout à fait, au centre gauche et c'est ce qui a fait ses succès à mon humble avis
.
En campant à droite, comme tout les autres partis le PQ ne risque que de s'aliéner une grande partie de l'électorat centre-gauche, qui est très présent au Québec et se malgré les succes récent de la droite.

''L'indépendance du Québec ne peut se faire qu'avec seulement les gens de droite ; il doit se faire aussi avec ceux qui sont à la gauche du centre.''

Je suis d'accord pour une coalition arc-en-ciel, c'est la raison même d'exister du PQ, mais la base de se partie est constituer de gens de centre-gauche.

Renier le gel des frais de scolarité, accepter le privé dans la santé, baisser les impôts etc. Je ne suis pas certain que c'est gagnant comme discours pour le PQ.

Mais bon, je me répète, je suis encore enthousiaste avec la venue de Mme. Marois parceque je sais qu'à la base, elle est de centre-gauche et qu'elle est politiquement très intelligente.

Elle va rapidement comprendre que les succes de l'ADQ ne sont pas dû à sont positionnement à droite, mais bien à son chef, à sa démagogie et à l'écoeurantite des Québecois face aux ''vieux'' partis.

Les Quebecois, penchant à gauche depuis des décennies, pacifiste, pro-équité sociale, ne sont pas tout d'un coup devenu des droitistes en puissance....

AntiPollution a dit…

C'est là tout le dilemme :
Lorsque que souffle un vent plus ou moins contraire et souvent venant de l'étranger ( Canada-USA-France ) et que ce vent est attisé par des médias fédéraliste ; il devint impossible alors de réunir un vote majoritaire de gauche ou de centre-gauche dépassant le 50% + un.
Donc, d'après moi, pour faire élire un gouvernement ouvertement souverainiste, il nous faut accepter les idées de ceux qui sont plus à droite et de les incorporer dans notre plate-forme.
Sinon, nous allons attendre encore 100 ans.

Julien Fournier Dorion a dit…

Nous débouchons peut-être enfin au concept de la gauche intelligente.

Une social-démocratie nourrie par un dynamisme économique, n'est-ce pas ce que les Québécois souhaitent ? Marier la gauche à la droite n'est pas une coutume de tout repos, mais elle aurait possiblement l'avantage de fomenter notre coalition souverainiste ; revenir au centre pour mieux servir nos aspirations de justice sociale ne devrait pas ennuyer quiconque, je me trompe?

Rappelons-nous que l'objectif du PQ est de se dissoudre - ou de changer de vocation - après avoir réalisé la souveraineté. Il faut donc rassembler le plus grand nombre en dressant nos valeurs premières à l'avant-plan et en exposant notre ouverture aux autres idéologies.

Christian a dit…

Aucun effort ne devrait être ménagé pour contrer Dumont ce politicien très “moyen” qui n’a d’autre préoccupation que la classe moyenne.J’ai beaucoup de réserve quant à Joseph Facal mais quand celui-ci prononce le mot économie il nous est encore permis d’entrevoir une vision de l’économie en terme de saine richesse collective mais lorsque Dumont prononce le mot économie c’est pareil comme s’il prononçait le mot écoeuranterie.Je viens d’entendre sur les ondes de Christianne Charette que dans certains états US il n’est plus possible de critiquer ouvertement la viande sous peine de poursuites et au Québec je ne vois nul autre que Dumont pour nous “orienter” vers ce genre de tendances que je qualifierais de totalement abjectes.Mais que voulez-vous ce gars là rêve de voir un jour son nom dans le dictionnaire et si l’accessoire qui lui permettrait d’y voir son nom inscrit une deuxième fois est l’autonomie ou même la $ouveraineté bien pourquoi pas??? mais quelle odeur aurait cette souveraineté là?Une odeur de “marche ou crève ou reproduis-toi ou n’existe plus”.Bien sûr Vivement la Famille et d’ailleurs les statistiques à ce sujet sont parait-il très encourageantes au Québec mais quel genre de famille émergera d’une machine Dumondaine qui imprimera non plus des baptistères où l’on y lira “né le xième de tel mois” mais plutôt “fabriqué le xième de tel mois” et comment compte t-il fabriquer ces Canadiens-Français? en offrant gratuitement des condoms et des pilules anti-conceptionnelles aux communités ethniques?En tous cas j’espère pas aux communautés autochtones que l’on ne respectera jamais assez et j’espère qu’un jour chaque lac au Pays du Québec sera rebaptisé cette-fois -ci d’un nom provenant de la langue que parlaient ou parlent encore les tribus avoisinantes.Si vous pensez que je n'aime pas Mario Dumont détrompez-vous car sur le blogue du PQ un certain 27 Mars j'avais suggéré que nous devrions arrêter de tuer des phoques car ceux-ci n'avaient pas voté ADQ mais là avec l'arrivée du beau temps ,des mouches noires et bientôt des moustiques qui n'ont pas plus voté ADQ,je m'interroge à savoir si je n'aurais pas jugé l'ADQ un peu trop rapidement finalement:)Je m'en tire bien jusqu'à maintenant personne encore ne m'a suggéré d'aller consulter...:)

La plume souverainiste a dit…

J'aime bien le concept de coalition «arc-en-ciel» d'Antipollution. Il est vrai aussi que la façon d'amener la nouvelle, toujours dans l'esprit d'information-spectacle nous pousse à toujours voir un parti ou un autre sous une loupe grossissante. De la sorte les termes «gauche» et «droite» sont associés bêtement et systématiquement à un parti ou un autre, alors que tous les partis au Québec sont un peu de ce côté-ci, ou un peu de ce côté-là, dépendamment des enjeux.

«Une social-démocratie nourrie par un dynamisme économique» telle que définie par Julien est exactement ce que nous devons cibler. Voilà une façon claire de définir ce à quoi devraient se rattacher les réflexions au Parti québécois.

Anonyme a dit…

Idéologie et PQ ne vont pas de pair. Le PQ ira là où il peut récolter des votes. Si Marois ne récolte pas plus de votes que Boisclair, elle se retrouvera dans le même placard que ses prédécesseurs, et vite fait!

Tout n'est que calculs et stratégies. Le PQ est né pour faire l'indépendance, rien d'autre. Il a balancé la chose à la poubelle dès que leurs députés se sont retrouvés sous le balcon, tout au bout de l'Assemblé Nationale. Le PQ a existé jusqu'en 1980. Ce fut un beau parti.

Accent Grave